Historiquement, le rétablissement est né de mouvements revendiquant une remise en question du pouvoir médical, qui plaçaient le respect des choix et de la volonté de la personne en soin comme priorité: la lutte contre les atteintes aux droits
fondamentaux fonde ainsi la dimension politique du rétablissement.
Malgré l’évolution des textes de loi évoluent dans le sens d’une meilleure protection, toutes sortes de discriminations et de dysfonctionnements subsistent en cas d’étiquette « psy », dans de nombreux domaines : droits des patients, accès à la justice, protection des majeurs, surincarcération, droits parentaux, droits aux prestations sociales ou de compensation d’une situation de handicap, accès au travail, rapports locatifs, droit à la vie affective et sexuelle, etc.
Il faut donc que les premiers concernés et leurs proches aient un accès facilité à l’information sur leurs droits et à la justice en tant que système institutionnel.